Le modèle de développement du logiciel libre d’aujourd’hui est-il viable ?

D’aprés une étude récente de Pierre Audoin, 2007 aurait vu une trés forte progression du marché de logiciels Open Source, + 80 % de croissance d’après l’étude de PAC(Pierre Audoin consultants) Open Source France, et ce rythme de croissance reste important sur un marché aujourd’hui mature.

Ce marché se partage entre le secteur public (assemblée nationale, RATP avec le SGBD Open Source PostgreSQL,…), mais c’est surtout le secteur privé qui prend une part de plus en plus grande dans les investissements en logiciels libres (surtout de gros industriels, comme PSA avec Linux sur 20 000 postes de travail et sur 2 500 serveurs avec la distribution de Novell/Suse,…). Ainsi le déploiement de Linux sur les postes de travail n’en serait qu’à ses débuts avec un fort potentiel de croissance dans la totalité du système d’information de l’entreprise.

Toutefois, le marché du logiciel libre reste ciblé dans sa majorité sur les « services », au travers de l’informatique scientifique, technique, industrielle et système embarqué.

À l’échelle mondiale, ce marché reste dominé par IBM, Red Hat et Novell, MySQL avec des motivations très différentes entre fournisseurs de solutions. En France, les prestataires de services comme Capgemini, Thales ou Atos Origin s’orientent de plus en plus dans de l’offre de logiciels libres.Ainsi, les logiciels atteignent des niveaux de complexité tels qu’ils vont bientôt être hors de portée d’une entreprise isolée, c’est pourquoi par sa nature coopérative, le logiciel libre est le seul qui en cas de succès, entraîne son adoption massive au niveau mondial (pour exemple, on pourrait prendre Google, ou Firefox).

Cette fusion des motivations des industriels et utilisateurs sont les meilleurs gage de la vitalité du mouvement Open Source pour les prochaines années : on commence même à le constater auprés de constructeurs de matériels informatiques, tel DELL qui propose des systèmes d’exploitation libre tel qu’ubuntu.

L’un des principaux point bloquant à l’expension du logiciel libre resterait l’insuffisance des investissements au capital-risque par les entreprises, avec pour les sociétés productrices de logiciels libres des difficultés à financer leur croissance, obligées de se recentrer sur les pôles de compétitivité.

Ainsi l’approche du marché ne se fait plus directement, comme le montre Google qui aujourd’hui développe et met à disposition des ressources logicielles innovantes et gratuites, mais surement avec des coûts de développements énormes, afin de tirer le bénéfice par ses liens sponsorisés, avec le succés qu’on lui connaît aujourd’hui!
Comme elle l’a fait sur le poste de travail, l’entreprise tente à présent d’inclure ses services logiciels sur les medias portables afin de rassembler toute son offre et d’en faire un passage obligé pour l’utilisateur, tout en laissant sa plate-forme complètement ouverte afin d’accélérer le développement d’applications ou la personnalisation par les tierces parties (entreprises, particuliers, contributeurs).

Le succés de l’adoption du logiciel libre reste avant tout basé sur ses qualités et sa couverture fonctionnelle, et de l’interêt visé par l’entreprise à l’exploiter dans le temps: en d’autres termes sa facilité de maintenance et son support. Ce modèle se serait ajusté ces dernières années et serait de mieux en mieux maîtrisé par les acteurs et clients de solutions Open sources.

Les grands acteurs de l’informatique ont ainsi intégrés le fait que le logiciel libre n’est plus simplement un secteur réservé à des spécialistes, mais que c’est une necessité et qu’il faut dés à présent l’intégré à sa stratégie de conquête.

sources:
http://www.cfo-news.com/Le-support,-modele-economique-du-logiciel-libre-_a3939.html
http://www.pcinpact.com/actu/news/34271-marche-libre-logiciel-linux-mandriva.htm

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